dimanche 10 janvier 2010

Chemin des Arts



Si on tient pour vrai le recensement du bottin parisien, on compte dans cette ville plus de mille librairies... Quelle autre ville au monde peut se targuer d'un si beau score? Oui certes diront les mauvaises langues, quantité n'est pas synonyme de qualité, et Paris a changé, ce n'est plus le début du XX siècle. Mais peu importe le nombre, qui a bien diminué depuis que des megastores genre Fnac ou Virgin ont envahi le macadam, l'important reste toujours le choix.

Mais avoir juste le bon choix ... cela ne m'attire pas plus. Il y en a et elles ont beau rester ouvertes jusqu'à tard la nuit, l'accueil froid et impersonnel ne me fait pas y entrer plus , que dans d'autres plus simples, dans des quartiers plus reculés et aux horaires restreints. J'aime les librairies qu'ont une âme. Que l'ont vient parce qu'on aime y flâner, prendre un livre sur l'étagère l'ouvrir et en discuter avec le libraire passionné, et du coup il nous sort un autre et nous parle d'une autre édition à la couverture rare et va dans la réserve le chercher et nous promet que la prochaine fois il sortira encore deux de la cave , et si on veut il peut nous faire venir d'ailleurs d'autres éditions ...

Voilà, c'est pour ça que j'aime la libraire de Marc Pleinecassagne. Ici pas de romans, ni littérature , mais tout simplement des livres sur l'Art. Tout l'Art du XX siècle. Des éditions auxquelles on ne s'attendaient plus, souvent épuisées, numérotées, des catalogues et éditions de musées, et livres rares.
Rare n'est pas n'ont plus d'y croiser artistes, conservateurs de musées, et bien sûr commissaires priseurs,