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samedi 22 mars 2014

BOUTONS - la mode et les boutons, les bracelets

La mode et les boutons

du 11 décembre 2014 au 13 avril 2015

L’exposition explore pour la première fois le rôle du bouton dans le vêtement dépassant souvent sa fonction utilitaire pour une fonction esthétique que chaque créateur invente avec subtilité. Ce projet est initié par l’acquisition d’une collection exceptionnelle de 3700 boutons datés du XVIIIe au XXe siècle pour la plupart, déclarée œuvre d’intérêt patrimonial majeur.Ce fonds, constitué par Loïc Allio, est sans doute aujourd’hui la collection de référence en France. Elle offre une vision complète de l’évolution de l’industrie du bouton et rassemble des pièces choisies une à une pour la qualité de leur exécution et de leur provenance. Anonymes ou boutons d’auteur, leur décor permet de retracer l’histoire et l’évolution des styles propres à chaque époque.
La série la plus importante de la collection est celle du sculpteur Henri Hamm (1871-1961), composée de 792 pièces. Des paruriers, comme Jean Clément (1928-1941) ou François Hugo (1941-1952) ainsi que des artistes comme Jean Arp et Alberto Giacometti, ont collaboré avec la célèbre créatrice de mode Elsa Schiaparelli. De la même façon, Maurice de Vlaminck a créé des boutons pour le couturier Paul Poiret. Citons encore les boutons de Francis Winter et Roger Jean-Pierre qui ont travaillé pour les plus grands noms de la Haute Couture tels Dior, Balenciaga, Mme Grès, Givenchy, Balmain et Yves Saint Laurent. Les femmes sont également représentées avec Sonia Delaunay et Line Vautrin.

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 Maria de Morais Bracelets Boutons

lundi 13 janvier 2014

Napoli, l'underground


5. 
Et pendant que Naples se fissure, la terre engloutit, la vie continue. En haut comme en bas. Oui, tout ce dont nous voyons repose sur un vide aux dimensions  équivalentes,  parfois formes identiques, comme l’église des âmes du Purgatoire.  Sous terre, il y a des couloirs immenses, qui permettent à la Camorra de s’enfuir, des catacombes où l’on organise des expositions d’art contemporain, des cimetières où l’on caresse les crânes des morts, et des grottes, immenses grottes, où l’on travaille ou où l’on vit. Où l’on vit intensément, comme partout à Naples. La ville grouille de projets, les uns les plus audacieux que les autres et des gens qui les animent. Oui c’est l’époque de Noel, des dons et les Napolitains, habitués qu’ils sont à vivre avec la Culture, soutiennent tous ces projets.  Il y a ce citoyen qui, las de voir les monuments de son quartier s’effriter, part faire du porte à porte, afin de réunir la somme nécessaire à leur restauration. Il y a des artistes qui mettent une de leurs œuvres aux enchères afin que le musée Filangieri, qui abrite une belle collection privée, ouvre à nouveau ses portes. Il y a le crowdfunding, lancé par l’architecte Antonio Giuseppi Martiniello qui a investi dans un Cloitre abandonné, le Cloître Santa Caterina, exemple d’architecture Renaissance, dans un quartier d’une valeur culturelle immense mais aussi d’une valeur humaine unique : le quartier à côté de la Porta Capuana  Il  vient de l’emporter, haut la main, chapeau, et a réuni la somme nécessaire à la réalisation d’un toit en verre, pour ce lieu qui accueillera des activités culturelles, artisanales et artistiques. Jimmie Duhram, qui, depuis son début soutient le projet -Made  in Cloister - y a déjà installé son atelier. Et puis, il ya la vente aux enchères la plus inattendue : la mise en vente au Palais de Justice des objets récupérés à la Camorra, la liste est longue - peintures, sculptures, objets religieux,  machines à écrire, violons, affiches - et qui n’ont pas été réclamés ou retrouvé leur propriétaire.

Et partout Naples. Entre un café, un capuccino, Naples. Toujours. Égoïstement je le dis fort heureusement une ville délaissée par le tourisme de masse où, comme à Lisbonne, dès qu’il se met à pleuvoir, les vendeurs de parapluie apparaissent comme par enchantement.
À peine arrivée, dans ce Palais du XVI, endommagé par le bombardement des alliés et le tremblement de terre le plus récent et qu’en dix ans je n’ai connu qu’avec des échafaudages,  au salon où, on se plait à imaginer un bal dont la musique et le froissement des robes longues s’entremêlent, forcément une ambiance très viscontinienne, on me parle de Misia. La chanteuse, le Fado, son destin. Misia, l’envoutante, la séductrice. Sa voix, sa sensualité, sa musicalité, la seule vraie Napolitaine du film de John Turturro, les éloges ne manquent pas lorsqu’on me parle d’elle.
Là où je ne m’attendais pas, Lisbonne me rattrape. Et son destin avec. 

samedi 14 décembre 2013

Napoli, le Purgatorio


4.
Entre la Solfatara qui veille et le Vésuve endormi, Naples.

Via dei Tribunali. Palazzo Spinelli, Sur la terrasse de l’Albergo del Purgatorio. Le spectre noir si proche. « A Muntagna », appelé ainsi par les Napolitains, dessine un M dans le ciel.  M d’aimer ou M de mourir.  Quelque part dans la nuit, des détonations déchirent l’air et une féerie de couleur e lumière explose et se hisse au dessus des forêts d’antennes de télévision, enchevêtrées sur les toits des immeubles en pierre de lave. Un anniversaire, une sortie de prison, l'arrivée de la drogue…

Naples, la soif de vivre ! Naples nous happe, prend possession de nous et très vite on se retrouve pris dans ses filets. Chaque instant, un moment d’éternité. Décembre. La ville grouille de monde. Une foule heureuse qui avance compacte et lente, lentement. C’est la grande fête. Les rues, les venelles, scintillent, animées de guirlandes, fleurs en papier, statues en stuc et les santons. Une odeur de fleur d’oranger et de marrons chauds embaume l’air. Jamais Naples n’est autant pérégrination. Naples, que la politique du Nord a voulu faire rayer de la carte, avec un plan délibéré de mettre la ville à l’écart des touristes, résiste. Naples que la Camorra, reine du crime, essaie de contrôler par tous les moyens, afin que les importations du marché noir puissent circuler librement, se rebelle. Dévastée, avec le consentement de l’Europe, l’économie dite légale, reprend petit à petit. On y vient de part et d’autre du monde. Je n’arrive pas à me convaincre de la réalité palpable et immédiate de ma présence en ces rues, étroites comme des failles dans la pierre. Depuis les fenêtres, entre couleur et linge qui sèche, chacun entretient un dialogue avec ceux en bas, dans la rue. Ici on ne chuchote pas. Le spectacle est omniprésent et le décor magnifique. Mon regard va de gauche à droite. On est dans le pays du bel canto et dans la rue et au quotidien, les plus grands acteurs du monde. Ici on joue la vie. Chaque jour. Mais aussi, la douleur et la joie. La joie de la naissance, en somme, la joie d’être en vie. Pulcinella. Et dans les cours, aux pavés disjoints, les presepi. Des milliers de petites lucioles de toutes les couleurs brillent entre les santons. C’est religion. Le 25, le peuple le plus païen de la terre, fête, avec ferveur, l’enfant-dieu. Chaque année, un sapin de Noël est placé au milieu de la très belle Galleria Umberto I.  On y vient accrocher sa  « lettre au père Noel ».  Chaque année, le sapin est volé !
Et partout dans la ville, sur les dalles en pierre volcanique, qui nous font tordre les chevilles, on installe des baraques en bois : on y vendra du feu d’artifice. Il n’y pas une nuit sans, d’ailleurs. La nuit du 31,  on dit que  « le monde devient fou ».  La coutume veut qu’on jette tout ce dont on ne veut plus, par la fenêtre

Naples, tout un voyage, un voyage au ventre de la Terre.

vendredi 22 novembre 2013

L'imprévisibilité, le charme de Napoli


3.
La terre peut trembler et le Vésuve vomir des torrents de lave enflammée. Augusto Antonio Viola le sait. Architecte, designer, professeur à La Sorbonne, il partage sa vie entre Paris et Torre Annunziata, où il est né. Ici, il peaufine son dernier projet : créer des résidences d’artistes sur un flanc du Vésuve. Créer au dessous du volcan ? Pourquoi pas ? Ses flancs sont littéralement grignotés par l’urbanisation galopante de la région. Le tissu urbain y est si dense que les communes qui se sont développées alentours semblent ne former qu’une immense ville grouillante encerclant le volcan. Les voies d’évacuation sont devenues périmées, bloquées par des constructions illégales. Quelques riverains se sont récemment plaints au Tribunal Européen des Droits de l’Homme. Ils lui demandent protection. Pas évident de vivre sur un volcan !

Et pourtant, Mitzi di Salvo, n’a jamais vécu ailleurs que sur le cratère dont sa famille est propriétaire et depuis plus de cent ans, La Solfatara. Sa belle maison rouge Pompéi, est sur un sol qui bouge, qui monte et descend en mouvements bradysismiques. Elle se veut rassurante, et me dit qu’aucun volcan au monde n’est autant surveillé, des satellites mesurent quotidiennement son comportement.  Le cratère est un énorme désert blanc et plat. Entouré de fumerolles et de bulles de boue en ébullition. Rien à voir avec l’image classique d’un volcan. L’odeur est âcre, du soufre. Partout on la respire, elle devient presque agréable. Thérapeutique. La Solfatara, implacable dans son souffle, chaud et humide. Un endroit magique. Mystérieux et inquiétant à la fois " la région la plus merveilleuse du monde sous le ciel le plus pur et le sol plus traître " écrivait Goethe dans Voyages en Italie. Sous nos pieds, du magma bouillonnant. Ici, la terre se soulève de quelques centimètres par mois. Bienvenue dans l’antichambre de l’Enfer.
 
C’est à dire, si le réveil du Vésuve est une certitude aux yeux des scientifiques dont l’éruption attendue devrait dégager une énergie colossale, détruisant tout sur son passage en quelques secondes, La Solfatara,  le « petit volcan «  acheté par l’arrière grand père de Mizi Di Salvo, que, semble-t-il, a un regain d’activité depuis peu, n’est que la pointe de l’iceberg. Elle cache un super-volcan de plus d’une centaine de kilomètres carrés. 
Toute fuite est impossible, sinon dans la mort.


Tel est le charme de Naples. Elle offre l'excitation d'imprévisibilité.

Alors, les vulcanologues veillent et les Napolitains s’en remettent à leur protecteur : San Gennaro, le grand saint de Naples ! Martyr décapité sur la soufrière au IVe siècle. Chaque année, au mois de Mai, sa statue est portée en procession autour du cratère. N’a-t-il pas déjà sauvé Naples plusieurs fois ?
La Solfatara? Un grand autel païen.

dimanche 17 novembre 2013

Napoli - Albergo del Purgatorio N°2



1.
Tout a commencé avec une carte postale.                                                                        
  « Je suis en chemin vers Sintra au volant d’une Chevrolet. Si à Paris, rien ne te retient, rejoins moi à Naples, jeudi 25 Avril à 15h. Laura t’ouvrira les portes du Palazzo Marigliano.                                                                                                           R.K. »                            
La carte représentait une âme du Purgatoire et, comme tout en elle était évocation, d’emblée elle m’a plu. Les initiales ne m’étaient pas inconnues. Elles signaient les différentes cartes et lettres que je recevais depuis un certain temps déjà et que je collectionnais dans un coin de mon bureau. Souvent je répondais et longtemps je me suis demandée si cette correspondance n’était pas seulement le fruit de mon imagination, car à dire vrai, je ne savais pas qui m’écrivait. Mais ces mots eurent l’effet d’une musique et lentement je me suis laissée emporter à rêver. J’ai fait mes bagages. Je n’ai pas cherché à comprendre. Après tout, je ne risquais rien et n’avais rien à perdre.

Naples me convenait, par sa beauté, ses couleurs, son excès de bruit, de mystère, de vie, de violence et de folie, son excès de tout.

Naples, la seule vraie capitale de l’Italie disait Stendhal. 

Le Palazzo était vide. En arrivant, Laura me remit une autre carte. D’ailleurs, Laura ne se souvenait pas avoir vu R.K.  Serait-il en perpétuel voyage ? À l’instar du personnage du film de Hitchcock, Kaplan, qui laisse volontiers les clefs de sa demeure à des hôtes privilégiés ? Je n’ai pas voulu demander si un jour elle l’avait croisé. Je me cramponnais à une certaine logique pour ne pas avoir peur de me perdre. Si R.K. n’existait pas, comment pourrait-il continuer à m’écrire ? Pur délire !

« Reste chez moi, vis là jusqu’à mon retour, sois mon invitée. R.K. »

Chaleur de Juillet. Mon cœur bondissait de joie. Depuis la terrasse du Palazzo, j’avais une des plus belles vues de Naples : l’ardeur des pierres, les échafaudages, rouillés et que se fissurent, le linge à sécher sur une corde entre deux balcons, les scooteurs zigzagant et une église livrée aux pigeons.  Obscène séduction.




mardi 10 avril 2012

Manners before morals always apply in what is not private. (Great) So he is only an incompetent?

mardi 6 septembre 2011

Le Sténopé


Non, je ne fais pas la photo avec le Sténopé, mais j'aurais pu

dimanche 4 septembre 2011

AVIS

Le Purgatoire fermera ses portes à la fin de la nuit du 23 Octobre 2011

samedi 3 septembre 2011

Mode d'emploi



Que la vérité soit dite: un homme qui ne sait pas offrir une fleur ne vaut pas la chandelle!!!


L'Automne en perspective

La Rentrée et l'Automne avançant à pas de loup ont toujours été et le seront, pour moi, toujours et quoi qu'il arrive, les meilleurs moments de l'Année. Il n'y a peut-être que le Printemps pour les concurrencer. Est-ce parce que je suis née à l'aube de l'Hiver? Peu importe à l'Automne il y a ce je ne sais quoi dans l'air que j'aime. Une atmosphère bien particulière qui emballe Paris dès la rentrée des classes et qui annonce les premiers jours de frimas. Bien sûr on n'échappe pas au florilège des cortèges de grèves, mais aussi à l'agenda des rendez-vous culturels ou pas, aux rues peuplées d'enfants avec leur cartable ou les étudiants réclamant plus de profs et meilleurs cours. A la Vie quoi!
Enfin, Paris ou une autre ville ailleurs , ne pulse vraiment pour moi qu'en ces mois de l'année. L'Automne est la saison où tout semble se défaire, et pourtant n'était elle pas l'annonce, la promesse du renouveau , de la renaissance au Printemps? Rien que pour cela, j'aime l'Automne, et cela pourrait être la seule et unique raison . Mais peut-on vraiment résister à tous ses tons de cuivre,de rouges et orangés dont se parent les allées de tilleuls au Jardin du Palais Royal? Ce bruit des feuilles mortes sous mes pieds ou la pluie légère des fins d'après midi lorsque je traverse le jardin que j'aime le plus à Paris continuent magiques au fil de toutes ces années. Chaque craquement est réconfort
- Non , une fois de plus, je n'ai rien perdu de ne pas avoir foulé le sable chaud l'été dernier.
Les vrais plaisirs recommencent à peine...

dimanche 28 août 2011

samedi 19 mars 2011

Si tu devais quitter Paris, tu serais…

Une ville du Sud pleine de lumière

I LoVE Paris



Entre a versão da Ella e esta, mon coeur balance

samedi 27 novembre 2010

©Jacques Villeglé

Ao correr para apanhar um táxi, o vento empurrou aos seus pés um pedaço de cartaz lacerado, anuncio de um concerto qualquer na cidade onde se encontrava.

‘Les jeux sont faits " pensou ele. Era evidente. Nápoles e Lisboa, dois labirintos impenetráveis, e tanto uma como outra , duas cidades hábeis em questões de estragos. Pouco importa se era sequência de propaganda ou de publicidade . As suas imagens assemelham-se a estes pedaços de belos cartazes agora lacerados.

Deu a volta à chave, entrou. No quarto, o silêncio. Na penumbra adivinhava as obras expostas. John Giorno, Françoise Janicot, Bernard Heidsick, Jean Jacques Lebel, Paul Armand Gette, Paolo Stampa, Michel Iodice, Joel Ducorroy Giuseppe Zevola... e quantos outros. Os livros. O caixão. Que estranho este caixão transparente e tudo o que lá esta dentro. Que historia tão surpreendente.


Dez anos. Dez anos, sem nunca ter cruzado ninguém, sem nunca aparecer a um qualquer encontro marcado. Dez anos ignorando todos os ‘rendez-vous’.

Ela também conhecia alguém assim em Lisboa, "Un apprenti séducteur". Não te chega ao calcanhar, tinha-lhe dito. Não tem a tua classe.

Un Mythe dans la Ville...a projecção da véspera , de Jacques Villeglé .
Nunca titulo veio tanto a calhar. Dez anos. Dez anos que viram aqui passar milhares de pessoas. Fascinados que estavam com a cidade e este sitio único inventado no centro da parte antiga da cidade gréco romana muitos escreveram artigos, outros livros e ainda outros fizeram filmes. Quando não era desenhar, pintar ou fotografar


É tempo de fechar a casa.
Levantou-se, pegou num postal e escreveu -


O Purgatório fechará as portas no dia 31 Outubro 2011

Até lá, a casa continuaria aberta. Para os que contribuíram de uma maneira ou de outra à historia e para os outros, curiosos de viver a experiência. Ele, ele continuará no desencontro.


(texto inicialmente publicado na Pensão Lisbonense)

mercredi 13 octobre 2010

Hoje acordei aqui

Se existe uma coisa que muitos partilhamos, é estarmos fartos de continuar a andar na mesma direcção. Quantos e quantos não desceríamos do comboio, ao compreender que ele não vai para onde estavamos à espera que ele chegasse.
E então começamos a sonhar. Uns, com um algures. Fugir. Fugir o mais longe possível do nosso planeta maldito. Desejar a Lua impossível de abraçar. Outros, cansados de atirarem de novo o corpo devoluto para a vida de todos os dias, deixam-se ir, lentamente, entre muros de lençóis brancos fazendo pouco da arena da vida que os rodeia.
Depois há os outros, os que encontraram a porta de saída. Saltaram, e viajaram ao mais profundo de seus passados até encontrarem aquele sentido à deriva , o sublime, o sacro. Momentos luminosos esses que como crianças as mãos cheias de rebuçados, os guardam, às escondidas. Outros ainda, alimentam-se do mundo que os rodeia. E sugam tudo a que eles vem, para o triturarem e transformarem-no como por magia, em fascinação.
O postal que ela ainda segurava nas mãos, uma alma do Purgatório, agradou-lhe. R.K. Duas iniciais como tantas outras. Quem a convidava?
Há dias em que não vale a pena compreender.
Nápoles. Sim ela gostava de Nápoles, pela sua beleza. Pelos seus excessos. Excesso de ruído, de mistério, de vida! de violência. Excesso de loucura.
Fez as malas. Que arriscava? Nada tinha a perder.
Laura abriu-lhe as portas do Palazzo Marigliano, o Albergo del Purgatorio e remeteu-lhe um envelope da parte do proprietário - Robert Kaplan.
Não, Laura não se lembrava de alguma vez o ter cruzado, e deixou-lhe as chaves.
“Fica o tempo que desejares. Até ao meu regresso se essa for a tua vontade. Eu, estou a caminho de Sintra, ao volante de uma Chevrolet.”

oeuvres de ©John Giorno, Albergo del Purgatorio
photo©MariaDeMorais

(texto inicialmente publicado na Pensão Lisbonense)

lundi 13 septembre 2010

Et si c'était une couleur ?




La qualité que je préfère chez un homme? La Franchise.
La qualité que je préfère chez une femme? La Tendresse.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis? Être là.

Mon principal défaut? Le fait d’attendre trop des autres.

Mon occupation préférée ? Construire.

Mon rêve de bonheur? Avoir fini ce que j’ai à faire pour donner plus de temps aux autres.

Le plus d’indulgence ? Tout ce qui a attrait au bon vivre. Les Excès, donc.

Quel serait mon plus grand malheur ? La Solitude.

État présent de mon esprit ? La conquête !


Frédéric Malle
Aller jusqu’au bout des choses qui me tiennent à cœur.